07/03/2008

El otro

HIer soir je suis sortie pour aller voir le film El otro, un film argentin. C'était LOONNNGG, mais c''est un film qui fait réfléchir sur la mort, la vie, et la crise de la quarantaine. Tout au long du film on entend les respirations....pour vous donner une idée de ce genre de film, la caméra s'attarde sur les détails pendant longtemps, et il y a beaucoup de symboles (comme le moment ou le héros, Juan, monte dans un arbre pour cueillir des abricots)


Le film se résume ainsi : la possibilité de ne pas revenir....le héros prend, pendant quelques jours, l'identité d'un autre homme, décédé, après que sa femme lui ait annoncé qu'elle attend un enfant. Il passe alors par une crise d'identité, mais finit par se rendre compte que finalement toutes les vies se ressemblent, et que la sienne n'est pas plus mauvaise qu'une autre. (enfin, c'est mon interprétation!).

 







 

12/11/2007

La faute à Fidel

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Pour Anna, 9 ans, la vie se déroule paisiblement et confortablement entre son école religieuse et la maison de ses parents, Marie et Fernando.
Seule ombre à ce tableau idéal, un oncle, là-bas en Espagne, qui combat Franco. Un communiste dont il ne faut pas parler. L'arrestation et la mort de cet oncle, un voyage au Chili, quelques rencontres... Autant d'événements dont Anna ne perçoit pas l'importance, mais qui vont profondément transformer ses parents.
Engagement, altruisme, combat contre l'impérialisme, féminisme, manifestations sont désormais les maîtres mots et les événements qui jalonnent la vie de Marie et Fernando.
Pour Anna, cet élan parental se traduit par d'autres mots et d'autres événements. Déménagement, désorganisation, changements de nounous, appartement plus petit, nouveaux visages. Alors elle résiste, et combat avec ses faibles armes...

Ce film m'a rappelé ma propre enfance dans les années 70. Même le petit garçon ressemblait à mon frère! Et les pulls à col roulé près du corps...! Et les journaux de Mickey!

Au-delà du voyage nostalgique, ce film m'a fait aussi réfléchir. Faut-il impliquer les enfants dans nos batailles? Ne vaut-il pas mieux les laisser être des enfants, aussi longtemps que  possible? Et comment répondre à leurs questions?

 Voici quelques citations marquantes: «Comment tu sais toi quand c'est esprit de groupe et quand c'est mouton de Panurge?» «Les communistes, c'est des pauvres qui nous piquent notre argent»

11/11/2007

Festival du film français

Une fois par an, à Miami, des films français sont proposés pendant tout un week end, on se précipite donc pour en voir le plus possible. Cette année, nous sommes allés voir Odette Toutlemonde avec Catherine Frot, et le Prix à payer, avec Nathalie Baye.

Chaque film ne passe qu'une seule fois. Voici leur liste pour cette année.

 Les conversations avant le film valaient leur pesant d'or. Comme toutes les grandes villes à l'étranger (un copain me disait la même chose de Shangai et nous avions aussi connu ça à Washington DC), Miami a son quota de francais (et surtouts de françaises) snobs, qui bien sur se connaissent tous entre eux. Et que je te parle de mon fils qui apprend le  japonais, de ma nounou qui est AB-SO-LU-MENT SU_PER_BE AVEC LES ENFANTS! il faut que je te donne ses coordonnées, tu vois le genre ma chère prout-prout. J'aurais du porter ma coupe au carré, mon bandeau dans les cheveux et le collier de perles, je déparais complètement ;-)

 Après le film, on va toujours manger un morceau dans le centre commercial de Coconut Grove, Cocowalk (ça fait beaucoup de Cocos tout ça!). On y trouve en fait assez peu de magasins, mais il est toujours bien animé le soir. Il y a un glacier, un restau de steaks, un GAP et un PUMA, quelques bars dont un avec des danseuses sur le comptoir, et le sempiternel Cheesecake factory, ainsi qu'un Hooters. Nous, on va souvent au Café TuTu Tango, qui sert des tapas dans un décor un peu bohème. Ce soir était particulièrement agréable et animé, et on entendait parler français un peu partout. Le fonds de l'air était frais, mais pas assez pour ne pas pouvoir porter un débardeur. Idéal!