22/03/2008
Grippée
Voila deux jours que je passe au lit. Je crois que mon mari m a ramene la fameuse grippe qui sévit dans la région de Hong Kong en ce moment. Je me suis reveillee ce matin moins malade, mais je fonctionne toujours au ralenti avec un mal de dos horrible. A un certain moment ma fièvre était si forte que j'ai même déliré!
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12/02/2008
Il pleut
Aujourd'huil il pleut des cordes, on se croirait en été (à la saison des pluies). La circulation routière va être très perturbée, c'est pour ça que je suis contente de pouvoir rentrer chez moi plus tot. Aujourd'hui je suis rentrée encore plus tot que d'habitude puisque notre système de traduction automatique était en panne. Super! J'en ai profité pour aller faire mes courses au Whole Foods, qui est une sorte d'épicerie de produits organiques, mais un des seuls endroits ou les légumes et fruits me font envie.
Pendant ce temps, au nord-est des États-Unis, on se gèle. Il y a même de la pluie verglaçante au Maryland, là ou nous étions avant.
20:42 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/02/2008
Le b...el
J'ai lu un article aujourd'hui qui m'a fait du bien : une autre femme comme moi avouait que sa maison était en b...el, en désordre. C'est le genre de chose qu'on peut avouer sous le couvert de l'anonymat, mais pas en public. Dès que je reçois des gens chez moi, je deviens la tornade blanche : l'entrée, la salle de bains, le salon, la cuisine, deviennent impeccables. Et quand je vais chez les autres c'est pareil. Leur maison est toujours immaculée. C'est d'ailleurs pour ça qu'on ne peut plus, comme il y a vingt ans, «passer» chez les gens sans prévenir. Il nous faut au moins quelques heures pour pousser les papier dans un tiroir, passer l'aspirateur et ranger les chaussettes sales.
Enfin, je suppose qu'il y a quand même des gens qui sont ordonnés et dont la maison est auto-nettoyante. En général, ils n'ont pas d'enfants, travaillent à mi-temps, ou ont une femme de ménage.
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08/01/2008
Anniv horribilus
On espère toujours qu'une journée d'anniversaire, sera, à défaut d'être passionnante, calme et relaxante. C'est loin d'être le cas pour moi. Il faut dire que j'etais au boulot et que c'etait un vrai panier de crabes.
J'ai toujours eu moins de mal à travailler avec des américains, ou des indiens, du moins d'après ce que j'ai pu constater lors de mon expérience de travail limitée, qu'avec des européens. Ces derniers ont une conception et une attitude qui sont pour moi, qui déteste les conflits, très difficiles à vivre au jour le jour. Imaginez le film Ridicule. C'est exactement ca. Se moquer ou etre moqué. Rire ou faire rire. Un échange de mots fins et surtout moins fins, de piques ironiques et de sarcasmes. Et surtout, des critiques en veux tu en voila. Ca va bien un peu, il faut bien se solidariser autour de quelque chose, mais toute la journée, c'est crevant. Et quand on se retrouve a l'autre bout c est encore pire. Cela est du sans aucun doute au fait que je suis tres soupe au lait. Je le reconnais. Mais c'est aussi du au fait que je ne veux pas participer a la critique constante, et que je ne sais pas non plus placer les bons mots aux bons moments. Quand les autres me critiquent, c'est toujours de bonne guerre. Quand c'est moi qui essaie de lancer une pique ou une remarque, ou de dire ce que je pense, c est toujours mal pris, et tout le monde se retrouve en meme temps sur mon dos, je commence à paniquer et c'est fini. Je me dis «est-ce que j'aurais du dire ca? Est ce que j'aurais du le dire autrement?» Les larmes me montent aux yeux et évidemment je me fais encore plus ridiculiser....bref, cette impression de me retrouver dans une cour de récré, avec ses cliques et ses claques, son sentiment d'injustice devant mes bonnes intentions bafouées, je l'ai souvent retrouvé au boulot ces derniers temps.
Le milieu de travail américain est finalement, plus superficiel mais plus facile au jour le jour. Les collègues sont moins proches, moins «intimes», on se contente de parler de choses et d'autres mais on est aussi moins vulnérable, et que demander de plus à des gens qu'on ne choisit pas comme des amis ?
J'avais choisi la stratégie du silence, ces derniers temps, au risque de passer pour une asociale ou une fille sans personnalité....tout plutot que le conflit. J'ai brisé mon silence ce matin et je le regrette. Le silence est toujours plus sur.
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10/12/2007
Début de semaine
Il suffit parfois de peu de choses pour vous mettre de bonne humeur : un monsieur qui me laisse sa place dans le train alors que j'étais chargée comme une mule, un choeur de chanteurs de gospels qui m'accueille
à la sortie des tourniquets du métro avec des chants de Noel, et l'on se sent tout de suite "dans l'esprit de la saison", comme ils disent ici.
J'espère que je pourrai garder cet esprit de reconnaissance toute la semaine....pas facile avec le boulot qui me pèse de plus en plus
et la routine de la semaine (+ un rendez-vous chez le dentiste!)
Au sujet de l'esprit de Noel, j'espère arriver à m'échapper pour pouvoir aller voir cette expo design de sapins au centre-ville. Elle a lieu tous les ans et a l'air plus intéressante qu'Art Basel ;-)
14:35 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/12/2007
Art Basel, 2
Veni vedi vici, Art Basel on ne m'y reprendra pas, ou du moins pas pour l'expo principale--la prochaine fois j'essaierai une des expositions satellite. Je ne suis pas comme les visiteurs «experts» qui commentaient à coups de grands mots les oeuvres autour d'eux, je m'y connais très peu en art moderne, mais la confiture qui recouvre la tartine, ça je sais bien le reconnaitre. Déjà, ça avait mal commencé à l'entrée. Il a fallu laisser mon appareil photo et mes posters (recus dans la rue) au vestiaire. Donc pas de photos de l'intérieur (alors que certains ne gênaient pas avec leur mini appareil ou leur téléphone portable.)
Il était difficile de circuler dans le hall. La plupart des oeuvres sont de grande taille, et ne peuvent donc être appréciées de près. C'était souvent du coude à coude, quand ce n"était pas des coups de coude. Et puis, au final, très peu d'oeuvres m'ont plu. Le clou du spectacle a été une série de petits tableaux de 5*5 cm, juste une couche de dégradés en aquarelle....vendus 12 000$ chacun.
Un lecteur du Journal Miami Herald le dit mieux que moi : j'ai arrêté d'aller à Art Basel il y a sept ans. Et puis j'y suis retourné cette année, sur l'encouragement d'un ami. Et en voyant les oeuvres, je me suis rappelé pourquoi j'avais arrêté d'y aller. J'ai vu un bol en métal rempli de boites de bière vides. J'ai vu un morceau de bois peint en blanc de 1.50 metres, avec sur le dessus un morceau de corde qui recouvrait presque toute la surface. J'ai vu un enorme morceau de toile avec une «manche» qui dépassait, etc. La foule était immense. Il y avait beaucoup d'allemands, d'italiens, de francais, d'américains. La plupart avaient l'air chic, très bien habillés. J'ai entendu le prix des tableaux: 450000$; 950000$....C'est comme si j'etais dans le conte de fées les habis neufs de l'empereur. Rien de ce que j'ai vu ne m'a rempli de joie, ne m'a enthousiasmé, n'a enrichi ma vie ou ne l'a remplie de beauté. Au contraire, dans le design district, j'ai vu des peintures et des sculptures si belles, qu'elles m'ont redonné la joie de vivre....
Bon, puisque c'est comme ça, moi aussi je peux être une artiste. Regardez plutot ces deux photos, des oeuvres originales de Sandrine B! Pour les prix contacter l'artiste ;-)
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